
Le mouvement de l’antialcoolisme de la fin du XIXème – début du XXème siècle se dresse contre le « fléau de l’alcoolisme ». Il développe toute une thématique de désastres sensée modifier le comportement de la population en la détournant de la consommation du produit alcool. Ce faisant, il dénonce un ensemble de problèmes de ce temps tout en lui apportant une solution.
La morale antialcoolique se légitime et se construit sur ces bases et il paraît extrêmement difficile d’y contrevenir à cette époque : il n’y a pas de place pour d’autres regards que celui de ce tropisme des méfaits qui caractérise l’antialcoolisme.
C’est la réflexion que propose un nouvel extrait du livre 2 : « Réception de l’antialcoolisme » (chapitre 4 « La postérité de l’antialcoolisme », page L’héritage antialcoolique .
Bien entendu, le contenu du discours a bien changé, mais le tropisme des méfaits n’est-il pas toujours bien présent, influençant nombre de nos pensées et de nos pratiques actuelles ?
